Le Maquis à Aranc.

 

Ce 5 août 2014, à 14 heures plus d’une trentaine  de personnes se regroupent pour découvrir, guidée par Marie-Claude Savey Garet, les sentiers du maquis à Aranc.

Après un rappel sur les débuts des événements de cette dernière guerre, nous aurons à écouter plus particulièrement les faits qui se sont déroulés fin 1942, début 1943.

La mise en place du service du travail obligatoire (S.T.0.) pousse  beaucoup de jeunes à se cacher. Il est plus facile de se dissimuler ici qu’en ville où la milice est beaucoup plus active.

La géographie de moyenne montagne, boisée, difficile d’accès est propice. Mais la rudesse de l’hiver va rendre la vie dure à ces jeunes peu habitués à ces conditions précaires. Une partie de la population saura les aider en leur apportant  vivres et vêtements.

Mais l’arrivée de ces maquisards ne fait pas non plus l’unanimité, certains considérant leur présence comme une source de risque.

Il devient vite indispensable de former ces jeunes volontaires, sans expérience, au maniement des armes, et une école de cadre sera mise en place à la ferme des Gorges.

Notre périple commencera  à la stèle, posée  aux Pézières, à la mémoire d’Henri Petit et Marius Chavant. (Voir la photo).

Nous emprunterons ensuite le sentier nous menant à la grange des Gorges, à 200 m en hauteur du site. Ce lieu  est relativement isolé et escarpé, surtout à cette période de l’année (hiver 42-43)

L’école des cadres fonctionnera 6 mois. La moyenne d’âge est de 20 ans, le plus jeune a 16 ans, le plus vieux a 53 ans. Ces maquisards deviendront  des héros en cas de victoire ou des martyres en cas de revers.

Le 2 février 1943, l’opération caporal est lancée et le 7 février les allemands encerclent les villages et fouillent les maisons. Les villageois sont tous interrogés pour rechercher les maquisards. C’est une période bien trouble et obscure.

Nous terminerons cette visite par un entretien  avec Danièle et Gérard Jacquet propriétaire de la ferme des Gorges. Ecologistes convaincus, ils ont su mettre  en pratique leur théorie, dans un habitat autonome et économe en énergie.

 

La grange des Gorges
La grange des Gorges