L'utilité des cadrans solaires appartient au passé. Aujourd'hui, les montres et les horloges donnent l'heure avec la précision imposée par le rythme minuté de la vie moderne. Mais il n'en est pas moins vrai que si l'utilité des cadrans solaires appartient au passé, ils continuent à apporter sur une façade, par leurs lignes élégantes et subordonnées aux lois naturelles de la lumière, un ornement décoratif et instructif et, dans un jardin ou sur une terrasse, un motif supplémentaire d'harmonie.

 

Avant 1891, chacune de nos villes et de nos communes avait son heure locale et il en résultait entre elles et Paris des différences allant pour certaines villes importantes jusqu'à 27 minutes en avance ou en retard, ce qui n'était pas sans amener des inconvénients. Pour mettre fin à cette situation, le Parlement vote le 14 mars 1891 une loi ayant pour objet l'adoption de l'heure du Méridien de Paris comme heure légale pour toute la France Métropolitaine. Mais ce n'est qu'en 1911, que cette loi va être appliquée.

  • D'après cette loi, l'heure légale en France est l'heure du temps moyen de Paris retardée de 9 minutes 21 secondes.

  • En 1916, la France décide de rajouter une heure, par rapport à l'heure de Greenwich pendant les mois d'été pour faire des économies d'énergie.

  • En 1940, la France, occupée par les Allemands, adopte l'heure de Berlin : il faut à cette époque rajouter deux heures en été sur l'heure de Greenwich et une heure en hiver.
  • En 1945, on revient finalement à l'heure de 1916, en appliquant l'heure d'été pendant toute l'année !
  • En 1973, le " choc pétrolier ", ainsi appelé car le prix du pétrole est multiplié par quatre, fait augmenter le prix de l'électricité. Donc en 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing décide que les montres seront avancées l'hiver d'une heure sur l'heure de Greenwich et de deux heures pendant l'été.

Voilà pourquoi nous devançons le soleil de 2 h 9 minutes et 21 secondes pendant l’été.

 

 

Donnez moi le Soleil je vous donnerai l'heure

On sait que les mots "cadrans solaires" s'appliquent à des appareils qui ont pour objet d'indiquer l'heure au moyen des rayons du soleil (l’heure vrai locale), et ils sont très variés.

 

En général, ils se composent de deux parties principales

  • La table du cadran, qui est la surface plane sur laquelle sont tracées les lignes d'ombre.
  • Du style, qui est la tige de fer porte-ombre fixée à la table. Cette tige est parfois remplacée par une platine quelconque, supportée par une potence et percée par un petit trou, appelé œil du cadran, plus précis que la tige. Les rayons solaires qui traversent l'œil du cadran produisent sur la table une tache lumineuse arrondie, appelée image du soleil. (voir méridienne de Champdor)
  • Un cadran solaire peut-être tracé sur une surface quelcon­que, mais plus habituellement, on fait usage de surfaces planes verticales ou horizontales

Iles peuvent être

horizontaux, à plans inclinés, tracés sur des surfaces courbes, sur des cylindres, polaires, d'azimut, analemmatiques, portatifs, diptyques, etc. ;

  • verticaux, Les cadrans verticaux, tracés sur un mur vertical sont les plus connus ;
  • Signalons également les « méridiennes » horizontales, filées, verticales, avec leur oculus et les sphères armillaires ;
  • Cadrans naturels, cadran naturel sur les doigts de la main, etc. ;
  • Il existe également des cadrans solaires dit "gnomonhydre" où le style est constitué par un jet d'eau. La lecture se fait par son ombre sur les bords du bassin construit pour retenir ses eaux.

Dans leur majorité ils sont porteurs d'un adage

celui-ci se rapporte soit au soleil, soit au temps, celui qui passe jusqu'à celui de la dernière heure...

 

Les cadrans solaires du Plateau d'Hauteville-Brénod

Depuis 1994, sur le Plateau d’Hauteville-Brénod on a désormais le choix pour de lire l’heure :

  • au clocher des églises. Si la pendule marche bien, cela est facile et pratique,
  • ou sur les murs de nos maisons, car depuis cette époque, plusieurs bâtiments se sont ornés de cadrans solaires, créés, sculptés et peints par des artistes locaux,
  • ou bien alors sur la méridienne du château de Champdor qui n’est ni plus, ni moins qu’un cadran solaire mais ne lisant que l’heure du midi solaire.

À cette époque, Pierre Paul Struye, cadranier à Ferrières (Corcelles) entreprend la réhabilitation du cadran solaire de la chapelle du Sacré-Cœur de l’église d’Hauteville. Puis, l’association du Dreffia et la communauté de communes proposent aux habitants d’apposer sur leurs murs des cadrans solaires. Dix ans plus tard, le plateau d’Hauteville-Brénod se pare de 65 cadrans, tous recensés par la Société Astronomique de France (SAF).

 

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