La Chartreuse de Meyriat

Gravure tirée d'un tableau du 18ème siècle conservé à la grande Chartreuse. Elle donne une idée de l'importance de cette chartreuse
Gravure tirée d'un tableau du 18ème siècle conservé à la grande Chartreuse. Elle donne une idée de l'importance de cette chartreuse

La chartreuse de Meyriat était la sixième de l'ordre ; elle fut fondée, en 1116, sous le vocable de Notre-Dame, par Ponce du Balmey, chantre de l'église métropolitaine de Lyon, qui lui donna ce qu'il possédait dans la vallée de Meyriat à condition qu'un monastère y soit bâti.

 

20 ans après sa création, les occupants du domaine, estimant que l’espace était insuffisant, cherchent à s'agrandir.

 

Ayant une certaine influence, en 1144, Amédée, archevêque de Lyon, les autorise à inclure la terre de Ferrières (Corcelles), dans leurs possessions. Ces nouvelles limites permettaient aux moines d’accaparer des terres cultivées, des fours, des moulins, au détriment des habitants de Brénod.

 

Mais les habitant de Brénod en appellent à la justice seigneuriale. En l'An 1309, une transaction solennelle réunissant l’Évêque de Lyon, celui de Genève, les Seigneurs de Thoire et Villars, les juges de Belley et le prieur de Nantua, confirme leurs droits et ce droit s'appliquera jusqu'à la fin du XIXe Siècle.

 

En 1790 le domaine de la chartreuse Meyriat atteint plus de 1800 hectares. Bien dotée, elle dispose alors de vastes propriétés s’étendant d’Izenave à Saint-Martin-du-Fresne, et de Vieu-d’Izenave à Brénod.

 

C'est à cette époque que l’État confisque toutes les propriétés : il garde les forêts et vend le reste à différents acheteurs. Mais la chartreuse ne subit pas immédiatement ce sort. Dans un premier temps, elle servit d'asile aux religieux puis plus tard l’agent de la marine, le citoyen Chavent de Cerdon y logea avec ses ouvriers.

 

Petit à petit, la chartreuse est démantelée. Portes, fenêtre, plombs, fers, bois, clés, pierres, tout est pillé. Le 15 février 1797, Jean Jacques Beroud, aubergiste à Nantua achète la chartreuse tombée en ruine, pour le prix modique de 10.000 livres.

 

Auparavant l’abbatiale de Nantua avait récupéré le grand autel et les anges adorateurs en marbre que l’on peut toujours voir encore aujourd’hui, dans ce lieu.

et le long de la rivière de la Morenaz au hameau d’Épierre à quelques lieues de Cerdon est encore visible une grande bâtisse qui abrite l’ancien cellier voûté de la chartreuse (30 m de long).